Jean Clario Gateaux, l'une des puissantes voix du groupe OSB Crew, crée la surprise avec son troisième album solo qui sera dans les bacs le 15 novembre prochain. Après «Tchek to life» en 2000 et «Exterminator» en 2003 où il laisse libre cours à sa colère et à sa révolte, Blakkayo chante aujourd'hui l'amour et le respect.
«Love & respect» est le titre de votre troisième album solo. Pourquoi avoir choisi ce thème ? Je me suis assagi. Je vais avoir 31 ans le 27 novembre. Auparavant, je ne faisais que dénoncer les choses, mais cela n'a pas servi à grand-chose. Il n'est plus temps de revendiquer. Je veux aujourd'hui partager un concept avec les gens, celui de l'amour et du respect. C'est, comme vous l'avez dit, le titre de mon album qui comprend treize morceaux. Je constate, de plus, que les gens ne font pas preuve de courtoisie dans la rue. J'ai fait le choix sur cet album de parler directement avec le peuple. Je souhaite contribuer à l'éducation des gens tout en dénonçant ce qui est négatif. L'union fait la force, dit-on. Quel public visez-vous ? Je veux toucher les jeunes qui représentent l'avenir. Je veux faire leur éducation. Je veux qu'ils changent de mentalité, qu'ils deviennent plus positifs. Je me considère comme un soldat dont la mission est de faire progresser la musique à travers des messages forts et concrets. Quel genre de musique allez-vous nous proposer sur cet album ? Il y aura du seggae, du reggae, du ragga, du dancehall et aussi du seggae dancehall que je pratique depuis peu. Quels sont les thèmes que vous abordez ? Dans la chanson Partaz lamour ek respect, j'explique mon concept. Sur Enn lapel o secour (Ti man), je parle des enfants qui n'ont pas de chance dans la vie. Je chante, en fait, la réalité. Est-ce que vos amis artistes vous ont accompagné sur ce troisième album ? Sur Res fort, un seggae dancehall, je collabore avec Dagger Killa. Sur la chanson Fonctionnaire, on retrouve le Kolektif Kaz Baz. Tikenzo, Ultimatum et Lionklash m'accompagnent, eux, sur Tentation fric, un autre seggae dancehall. Je chante en duo avec Master Kool B sur Aret fer dimal et avec Tian sur Amenn li laho. Mr Snips fait du featuring sur la chanson To prezans, Josué sur Cone dir non et Benz Blakka sur Edukasyon sexuel. Ne croyez-vous pas que votre nouvel album risque de concurrencer celui de votre groupe, OSB Crew, qui devait sortir incessamment ? L'OSB Crew demeure l'OSB Crew. C'est un groupe musical et social qui a déjà fait ses preuves, et ce à maintes reprises. Je ne crois pas que mon album va gêner de quelque manière que ce soit notre groupe. J'annonce d'ailleurs à nos fans que le DVD live du Festival Reggae Donn Sa 4 sort ce mois-ci. Vous avez toujours le même producteur ? Oui, j'ai le même producteur en la personne de Bee. L'album a été enregistré au studio Kapricorn. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour remercier les musiciens qui m'ont accompagné, à savoir Elvis Heroseau, Patrice Antoine, Chris Joe, Didier Banneux, Jean-Michel Ayoung, Johas Joseph, Juda Ton, Philipe Thomas, Didier Levaillant, Joël Chengen, Evan Bassile. Mes remerciements vont aussi à ma choriste, Linzy Bacbotte. Comment expliquez-vous le fait que des titres qui figurent sur votre nouvel album aient déjà été piratés ? Des personnes de mon entourage en sont responsables. Elles ont fait circuler ces titres à travers des téléphones portables lors de la conception de l'album. J'en profite pour dire aux personnes responsables, que si elles ont du respect pour les messages que je véhicule, d'acheter les CD originaux pour me permettre de continuer mon combat.